CAN 2015 : vers un remake de la finale de 1992

Dites moi de quelle finale vous rêvez et je vous dirai qui vous êtes !

Guinée Equatoriale – Ghana :

Pour être honnête, personne n’avait misé sur la présence du pays organisateur en demi-finale.
Réussir à battre et éliminer la Tunisie dans des conditions plus que douteuses jette une sorte de faux-vrais soupçons d’une facilitation programmée. Dommage, car si le pénalty permettant l’égalisation en fin de partie semble assez léger, force est de reconnaître qu’il fallait quand même le mettre, ce pénalty. Et que dire du magistral coup franc de Balboa, sublime ! Il aurait mis pareil en LFP ou en Premier League qu’on n’en finirait pas d’en parler. Sur l’action litigieuse emmenant la supposée faute, Le défenseur tunisien n’avait qu’à faire opposition car son adversaire n’avait aucun angle de tir possible vers les buts. Pour le coup franc, Balboa était en bout de course et Abdenour n’avait pas besoin de faire une faute à cet endroit en ce moment du match. Et que dire du scandaleux comportement des tunisiens en fin de partie, on a cru avoir à faire à des hooligans.

Espérons que pareil comportement soit sévèrement sanctionné.

Ambiance dans un maquis avec des supporteurs ivoiriens.

Ambiance dans un maquis avec des supporteurs ivoiriens.

Quand à cette opposition, parti comme il est, le N’zala national peut sur un coup de dé provoquer une autre onde de choc en éliminant les black stars sur un détail comme d’habitude. Le Ghana ne doit pas victimiser et doit plutôt miser sur sa discipline tactique et son expérience à cet niveau de la compétition, cinquième demi-finale d’affilée. Il lui faudra suivre rigoureusement son plan de jeu comme ce fût le cas face au syli de Guinée, dépassé par l’engagement physique du Ghana, pourtant réputé pour son jeu plutôt technique. On a senti la patte de l’ancien coach de Chelsea qu’a été Avram Grant. Au charbon sur Ibrahima Traoré et Kevin Constant à chaque possession de balle des deux leaders techniques du Syli, les Black Stars ont pu ainsi neutraliser toutes les velléités offensives des guinéens. Résultat effarant, aucun tir cadré, et seulement deux ballons sur lesquels le gardien ghanéen a eu à intervenir. C’était mission impossible face à pareille machine de guerre et en face Dussuyer n’avait aucune réponse tactique. Echec et mat ! Il faudra réviser les leçons tactiques et apprendre à répondre ponctuellement dans la vie d’un match qui dure environ cent minutes.

RDC Congo – Côte d’ivoire :

Comme un air de revanche, après le 3-4 lors des phases éliminatoires à Abidjan, où Kidiaba avait gratifié le public ivoirien incrédule, de sa fameuse dance des fesses dans l’enceinte du stade Félix Houphouët Boigny, les éléphants de côte d’ivoire doivent monter encore en puissance pour s’imposer à cette surprenante équipe de l’ex Zaïre. Insouciante, pas venue pour gagner, les léopards restent tout de même de redoutables chasseurs, et nul doute que les éléphants auront fort à faire.

Après donc la formidable victoire face aux fennecs d’Algérie, victoire qui ne souffre d’aucune contestation possible, les éléphants un peu vite enterrés, se retrouvent tout d’un coup favoris.

On sait tous que ce statut leur a trop souvent joué un sale tour, qu’on en est presque désolé.

Mais que faire, avec un renard de coach comme Hervé, les éléphants ne peuvent plus avancer masqués. Si la côte d’ivoire se trouve là aujourd’hui , c’est surtout grâce au coaching de son formidable sélectionneur. Au premier match, la Côte d’ivoire est sur le point de perdre face à la Guinée après l’expulsion de Gervinho. Il rentre Doumbia, qui égalise. Pareil face au Mali, il rentre Gradel qui lui aussi égalise. Contre la Cameroun, il le titularise, et bingo, encore un but de Max.

Et que dire de sa gestion pendant tout le long du match, au taquet, il vit et semble être le douzième homme qui pousse les uns et les autres à donner le meilleur. A la blessure de Tioté face au Mali, il donne les clés du milieu à Serey Dié et cela a donné ce qu’on a vu en quart face à l’Algérie le vainqueur supposé. Quoi qu’il en soit, espérons que son talent, surtout après avoir défié et battu l’un des supposés meilleurs coachs français en activité, le Guy Roux de Lorient, le philosophe du foot moderne, Hervé a montré à la face du monde du foot, qu’il reste une valeur sûre.

Si la Côte d’ivoire la remportait, il serait bien de la dédier en premier ou aussi au grand homme qu’à été Didier Drogba, qui a tant voulu offrir cet trophée à sa chère Cote d’ivoire.

Cote d’ivoire-Ghana ? Congo- Guinée Equatoriale ? …

Boule de cristal…

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